1- La position de conduite.
Afin d’obtenir le ressenti et l’appréhension
optimale à chaque instant, il convient d’adopter une bonne position de
conduite. En effet la position va influencer directement sur la
réactivité du conducteur ce qui lui permet d’avoir la bonne gestuelle
au moment opportun ainsi que d’optimiser son temps de réaction en cas
de besoin. Nous allons donc découvrir ensemble cette position dite
« de maîtrise ».
Tout d’abord, l’on s’emploi à
régler son assise, c'est-à-dire sa position par rapport au pédales,
ensuite viendra le dossier par rapport au volant. Lorsque l’on
s’installe à bord de sa voiture, il est primordial de faire corps avec
son siège, pour se faire on plaque bien son dos et son bassin au fond
du siège. C’est cette « liaison » corps-siège qui va assurer les
remontées d’informations du véhicule à son pilote (système
proprioceptif). Alors que l’on est bien plaqué dans son siège, il faut
débrayer à fond et régler son assise de façon à conserver un angle de
flexion au niveau du genou gauche en phase de débrayage ; la jambe ne
doit absolument pas être tendue.
Maintenant le haut du corps. On
colle ses épaules au dossier, on empoigne le sommet du volant (le
volant n’étant pas verticale, le point le plus éloigné du dossier est
le sommet du volant) et à la manière du genou gauche, il faut pouvoir
conserver un angle de flexion au niveau des coudes. Ainsi lorsque vous
placez vos mains à 9h15 sur le volant l’angle formé entre les
avant-bras et les bras doit être de l’ordre de 90° à 120° et le dos
est assez droit. Il ne reste plus qu’à vérifier que la jambe droite
peut se mouvoir en toute liberté en passant du frein à l’accélérateur
sans que le genou ne vienne heurter la colonne de direction ou le
volant lui-même.
Pour terminer, le pied gauche est
toujours posé sur le repose-pied : situé à gauche de la pédale
d’embrayage ; le talon droit est en face de la pédale de frein afin
d’assurer une pression de freinage maximale en cas de besoin et c’est
lui-même qui fait office de point de pivot pour que la pointe du pied
puisse aller accélérer.
Même si cette position vous
dépayse au début, le confort venant à l’habitude, elle deviendra vite
« votre » position et vous y serez très à l’aise au bout de quelques
jours.

1-
La position de conduite
2-
Les mains sur le volant
3-
Pied gauche et calage du corps
4-
Le freinage
5-
Notions de transfert de charge
6-
Les trajectoires
7-
La projection du regard
8-
Le double débrayage
9-
Le talon pointe
10-
Le sous-virage
11-
Le survirage
Par Kévin Gallmann