10- Le sous-virage.
Le sous-virage est
une perte d’adhérence des roues avant. Il est le phénomène le plus
redouté en conduite automobile puisque très peu contrôlable. Certes il
est possible de contrôler un sous-virage volontairement déclenché en
accélérant à fond avec sa traction dans un rond-point… et encore, ce
n’est pas toujours le cas. Mais lorsqu’il s’agit d’un sous-virage
involontaire, c’est une autre histoire.
Quelles sont les
raisons du sous-virage ? Elles sont multiples. Une voiture sous-vire à
cause d’une saturation des pneumatiques, c'est-à-dire que l’on à
dépasser le potentiel de capacités des pneus, soit à cause d’un
manque de charge sur le train avant (excès d’accélération ou
survitesse), soit de par un mauvais dosage du frein (blocage des
roues).
Si l’on sous-vire
parce que les roues avant sont en train de patiner à cause d’un excès
de puissance (pour les tractions) ou parce que l’on est resté accéléré
en tournant ses roues (traction, intégrales (4 roues motrices) ou
propulsion), il faut arrêter d’accélérer afin que les roues retrouvent
leur vitesse de rotation normale par rapport à la vitesse de la
voiture.
Si l’on n’est pas
en train d’accélérer mais que la voiture tire tout droit au moment où
l’on tourne les roues, c’est parce que la vitesse est trop élevée par
rapport au rayon du virage. Dans ce cas la force centrifuge empêche
l’avant de la voiture de tourner comme on le lui à demander. L’avant
manque de poids, il faut lui en remettre (donc ne surtout pas
retoucher à l’accélérateur) mais attention à ne pas freiner trop fort,
toute la difficulté du sous-virage est là. L’avant glisse parce qu’il
manque de poids et comme il manque de poids si l’on freine cela va
bloquer très facilement. Il faut donc un freinage très léger et
espérer que la distance qui nous sépare de la sortie de route soit
suffisante pour laisser le temps nécessaire à la voiture de retrouver
l’adhérence.
Maintenant si l’on
sous-vire parce que l’on à trop freiner et que les roues avant sont
bloquées (cf. cercle de Kann), il suffit de soulager la pression de
freinage jusqu’au déblocage des roues.
Quoi qu’il en soit
lorsque la voiture sous-vire, ne jamais rajouter d’angle volant, vous
n’allez que faire amplifier le phénomène. En effet si les roues avant
sont déjà en train de glisser, le fait de rajouter de l’angle à
celle-ci, vous allez les placer en position « perpendiculaire » par
rapport à la route et de ce fait prolonger la dérive plutôt que
l’enrayer.
1-
La position de conduite
2-
Les mains sur le volant
3-
Pied gauche et calage du corps
4-
Le freinage
5-
Notions de transfert de charge
6-
Les trajectoires
7-
La projection du regard
8-
Le double débrayage
9-
Le talon pointe
10-
Le sous-virage
11-
Le survirage
Par Kévin Gallmann