11- Le
survirage
Le
survirage est une perte d’adhérence des roues arrière. Il se contrôle
sans trop de difficultés avec un peu d’entrainement. Le tout est
d’adopter la bonne réaction par rapport à la cause de la perte
d’adhérence ainsi qu’au type de transmission de sa voiture (traction,
intégrale, propulsion).
Quelle sont les
raisons du survirage ? Soit trop de frein, soit trop de gaz
(propulsion, intégrale).
Si le freinage est
trop important au moment ou l’on tourne les roues, le train arrière se
trouvant délesté va se mettre à glisser selon un point de pivot : la
roue avant extérieure, la plus chargée. Cette réaction est valable
quelque soit le type de transmission de la voiture avec plus ou moins
de vivacité fonction de la masse, de la répartition des masses et
l’empattement de l’auto.
Pour les
propulsions et les intégrales, un autre facteur peut être en cause
d’un survirage : trop d’accélération en sortie de virage. Les roues
patinent et l’arrière se dérobe.
Si l’on survire à
cause d’un mauvais dosage du frein, l’arrière glisse parce qu’il
manque de charge. Il faut donc lui remettre du poids, c'est-à-dire
accélérer.
Sur une traction
il est souhaitable d’éviter de contre-braquer tant que possible. Vous
pouvez garder les roues braquées et accélérer afin de remettre la
voiture dans l’axe, vous pouvez également remettre les roues droites
et accélérer. Il faut accélérer proportionnellement à l’angle de
dérive, plus l’arrière glisse, plus il faut accélérer fort pour le
récupérer. Ensuite il faut doser et soulager un peu l’accélérateur
pour ne pas faire patiner les roues avant de manière excessive et se
retrouver en sous-virage. Si la traction est sous-motorisée ou que
l’angle de dérive est vraiment très important, il faut compenser en
contre-braquant avec le volant. Que se soit en traction, intégrale ou
propulsion la grande difficulté se situe là. Il est impératif d’avoir
ramené ses roues droites au moment même où l’arrière retrouve son
adhérence. Si ce n’est pas le cas, et que les roues sont encore
contre-braquées, cela va vous projeter violement dans l’autre sens. On
appelle cela le « coup de raquette ».
Sur une
propulsion, il faut également accélérer afin de charger l’arrière,
mais il est indispensable de contre-braquer puisque les roues avant
n’ont pas de motricité. Il faut doser avec finesse l’accélération, il
ne faut pas trop accélérer, sinon vous aller complètement amplifier la
glisse et faire un joli tête-à-queue. Au niveau du volant, il faut
être très réactif et ne pas perdre le moindre temps sinon c’est encore
une fois le tête-à-queue. La propulsion est celle qui demande le plus
d’habileté afin d’être contrôlée.
Sur une intégrale
(pour l’exemple une 4 roues motrice permanente) il s’agit d’un subtil
mélange entre la traction avec l’avant qui motrice mais aussi
l’arrière comme la propulsion. Il faut donc de ne pas trop
contre-braquer pour ne pas que la motricité de l’avant vous renvoi
dans l’autre sens, mais suffisamment tout de même afin de garder
l’avant suffisamment dans l’axe de l’arrière pour éviter le
tête-à-queue. C’est un équilibre à trouver entre l’accélération et le
volant. Cet équilibre est à adapter en fonction du pourcentage de
puissance transmit sur l’arrière et l’avant (par ex : 60%-40% pour une
Porsche 911, 75%-25% pour une Lamborghini, 50%-50% pour une Subaru,
15%-85% pour une TT à différenciel variable).
Encore une fois,
quelque soit la transmission de la voiture, ce qui importe est d’avoir
les roues avant droites au moment de la reprise de grip.
Si l’on survire
par excès d’accélération (valable uniquement pour les propulsions et
intégrales) il faut soulager la pression d’accélération afin de
ramener les roues à une vitesse de rotation normale tout en compensant
avec le volant pour garder sa trajectoire.
Le contrôle du
survirage est induit par le regard. Soit vous regarder là où il faut
et vos main agiront en conséquence, soit vous regarder là où vous ne
voulez pas aller… et vous irez ! Les mains suivent le regard, il est
primordial de le focaliser sur l’objectif.
On peut dire dans
une certaine mesure que le survirage est un gage de sécurité dans le
sens où une voiture qui survire est une voiture qui tourne. Le
survirage se contrôle facilement à l’inverse du sous-virage. Il vaut
mieux s’assurer d’une voiture qui tourne trop plutôt que pas assez.
C’est à force d’expérience que la précision permettra un dosage et une
harmonie parfaite entre les pédales et le volant.
1-
La position de conduite
2-
Les mains sur le volant
3-
Pied gauche et calage du corps
4-
Le freinage
5-
Notions de transfert de charge
6-
Les trajectoires
7-
La projection du regard
8-
Le double débrayage
9-
Le talon pointe
10-
Le sous-virage
11-
Le survirage
Par Kévin Gallmann