Il n’y a qu’une seule
position de mains sur le volant qui permette d’avoir la plus grande
amplitude de mouvement possible, la plus grande précision possible et
surtout l’équilibre entre la main droite et la main gauche : 9h15. En
effet les mains se retrouvant diamétralement opposées sur un cercle :
la précision, la rapidité, la réactivité, l’équilibre, bref… tout ce
qui vous permet d’agir correctement sur votre volant en fonction des
évènements est ici regroupé en une seule position, qui vous permet, en
cas de besoin, d’avoir un demi-tour complet d’amplitude en un seul
geste. Les pouces son crochetés à l’intérieur du volant reposant
généralement sur les branches de ce dernier.
De plus, sur un point
de vue physiologique, le fait d’avoir les deux mains à 9h15 sur le
volant place celles-ci à hauteur du cœur et optimise la circulation du
flux sanguin.
Adeptes de la main gauche au sommet de la main droite sur le levier de
vitesse à la « fast and furious », il est temps de reprendre le droit
chemin. En cas de surprise, si une seule main est présente sur le
volant, la réaction sera totalement démesurée par rapport à l’action
souhaitée.
Voyons maintenant
comment déplacer ses mains sur le volant.
Avant tout une règle
toute simple : un volant se tire toujours. A toute règle, ses
exceptions, elles sont au nombre de 3 : nous les verrons plus loin
dans le développement. (Tous les exemples sont donnés pour une
rotation du volant à droite).
Le quart de tour (par
exemple pour un virage) : les deux mains sont placées à 9h15. La main
droite monte saisir le volant à son point le plus haut et le tire d’un
quart de tour pendant que la main gauche laisse le volant glisser
entre ses doigts. Le quart de tour effectué, la main gauche resserre
le volant. Nous venons d’effectuer un quart de tour et nos mains sont
à 9h15 pendant le virage, on conserve ainsi tous les avantages de
cette position à n’importe quel moment. Pour le dé-braquage, il suffit
de faire le geste symétrique : la main gauche monte attraper le volant
à son sommet et le tire d’un quart de tour, la main droite laisse
glisser et ressaisi le volant quand il est de nouveau dans sa position
initiale.
Le demi-tour (par
exemple pour une épingle) : les deux mains sont placées à 9h15. La
main gauche descend un peu tandis que la main droite vient saisir le
volant à la place initiale de la main gauche. La main droite tire le
volant d’un demi tour et la main gauche ressaisi celui-ci à ce moment
là. Encore une fois pour le dé-braquage, il suffit de procéder à
l’opération inverse.
Le trois-quarts de
tour (épingle serrée ou enchainement d’un quart à droite après un
demi-tour à gauche par exemple) : les deux mains sont placées à 9h15.
La main droite vient saisir le volant en son point le plus bas (pour
la gestuelle : c’est comme si vous aviez une montre et que vous
vouliez regarder l’heure) puis le tire sur ¾ de tour. Comme les
mouvements précédents, la main gauche laisse glisser le volant en
attendant de pouvoir le saisir à nouveau une fois l’action terminée.
Mouvement symétrique pour le dé-braquage.
Voici maintenant les
trois exceptions durant lesquelles le volant va devoir être poussé :
Le huitième de tour
(par exemple une courbe) : lorsque l’amplitude de l’action à réaliser
est inférieure à un quart de tour de volant, les mains ne se déplacent
pas, elles conservent leur position qu’elles ont quand les roues sont
droites et les deux induisent la rotation du volant. La main droite
tire donc le volant pendant que la gauche le pousse.
Le tour complet ou
plus (épingle serrée ou manœuvre) : La manière de procéder est la même
que pour le ¾ de tour sauf que la main gauche vient rejoindre la
droite en bas lorsque cette dernière à terminée son mouvement et prend
le relais en poussant le volant de la quantité manquante désirée de
façon à finir le geste à 9h15. Procéder de même pour le dé-braquage.
Enfin pour tirer le
frein à main dans un virage à droite, la main gauche est obligée de
pousser le volant pendant que la droite gère le manche du frein à
main.