7- La projection du regard
Le regard est ce qui va conditionner le
placement de la voiture sur la chaussé ou la piste. En effet quand on
sait ce qui vient il est beaucoup plus aisé de savoir comment agir en
conséquence. On tourne toujours la tête avant de tourner le corps,
alors pourquoi ne tournerions-nous pas la tête avant de tourner notre
volant ?
Il est important de visualiser le point
de corde (lorsqu’il est visible, sinon il faut réussir à le deviner)
avant de braquer ses roues afin d’avoir le bon dosage pour le volant
mais également pour le freinage. Comment adapter sa pression de
freinage et sa distance de freinage s’il l’on ne sait pas jusqu’où il
faut freiner (nous venons de voir dans les trajectoires que plus le
virage est séré est plus il faut garder les freins longtemps). Donc
avant de freiner on regarde déjà en direction du point de corde. Dès
que l’on à braquer, on vise le point de corde et on cherche déjà à
voir la sortie du virage. Arrivé au point de corde on vise le point de
sortie en regardant déjà au loin le virage suivant.
La vision nette sert à savoir ce qui
vient, la vision périphérique et le ressenti valide ce qui se passe.
Certains disent : « le pilote visualise
le futur et ressent le présent ».
Au de-là de la trajectoire parfaite pour
un roulage sur circuit, le regard induit une grande notion de sécurité
sur la route. En effet, il est toujours préférable de savoir ce qui
arrive en face le plus tôt possible plutôt que d’avoir à réagir dans
l’urgence à une situation qui nous à échappé et qui aurait pu être
évitée. Donc il est impératif, comme sur circuit, de tenter de
visualiser la sortie du virage dès que l’on entre dedans. Par exemple
sur une route de montagne avec la roche qui cache la visibilité, il
peut être préférable de s’écarter un peu vers l’extérieur afin
d’accroître son champs visuel.

On voit bien sur le schéma que la
voiture rouge qui vient se placer à gauche en route de montagne peut
voir et se faire voir par la noire qui arrive en sens opposé plus tôt
que la bleue parce qu’elle optimise son champs visuel grâce à
l’exploitation de la largeur de la route. Ainsi si la voiture noire
était en train de couper son virage (comme c’est souvent le cas) vous
la verrez plus tôt et aurez d’autant plus de temps et de place pour
vous serrer à droite (et elle aussi). Tandis que si vous êtes déjà
bien à droite et que la voiture noire arrive en face, vous n’avez plus
de marge pour vous serrer et moins de temps pour réagir.
Pour résumer s’i l faut regarder par la
fenêtre pour voir ce qui arrive, et bien regardez par la fenêtre. Plus
vous saurez ce qui vient, plus vous serrer efficace et sécuritaire. De
même lors d’une perte d’adhérence. Si l’arrière décroche, il est
impératif de garder la vue vers là ou l’on souhaite remettre la
voiture. Ce n’est pas rare encore une fois de regarder par la fenêtre
par exemple lorsque l’on fait de la glisse. Le fait de voir où l’on va
permet aux mains d’agir en conséquence sur le volant. C’est comme pour
le basquet, vous avez plus de chance de marquer un panier en regardant
celui-ci plutôt qu’ailleurs
J.
1-
La position de conduite
2-
Les mains sur le volant
3-
Pied gauche et calage du corps
4-
Le freinage
5-
Notions de transfert de charge
6-
Les trajectoires
7-
La projection du regard
8-
Le double débrayage
9-
Le talon pointe
10-
Le sous-virage
11-
Le survirage
Par Kévin Gallmann