En rallye, comme dans la totalité des
sports mécaniques, les trajectoires sont la clé des bons chronos ! En
effet, un bon positionnement dès l’entrée du virage permet une
meilleure vitesse de sortie, notamment lorsque le virage en question
précède une ligne droite. Il ne faut cependant pas croire que la
trajectoire la meilleure est la plus courte.
A) Approche théorique
(facultative)
D’un point de vue physique, l’auto est
soumise lorsqu’elle tourne à une force, appelée force centrifuge.
Cette dernière, lorsque sa valeur dépasse un seuil limite, est
responsable de la perte d’adhérence du véhicule. Sur le plan
mathématique, cette force (notée F) peut être modélisée par
l’équation :
F = 0.5mV² / D
V représente ici la vitesse, et D le diamètre de braquage,
et m la masse du véhicule (comme cette donnée est constante, on va la
négliger pour simplifier la démonstration).
On constate alors qu’un grand diamètre permet une réduction de la
force centrifuge, et donc par conséquent d’assurer une meilleure tenue
de route. Pour mieux comprendre, prenons un exemple.
Supposons que la voiture perd
l’adhérence lorsque la force centrifuge atteint la valeur 500N (soit
environ 50kg). Pour gagner du temps en piste, il faut s’approche de
cette valeur sans l’atteindre. Il n’est pas nécessaire de poser ce
calcul en pratique, cela permet juste de comprendre. Si l’on prends le
virage à 49km/h, avec un rayon de 5 mètres, la force appliqué au
véhicule sera de (49 x 49) / 5 = 480,20N. C’est correct, l’auto ne
perdra pas son adhérence. Mais arrivons maintenant à 60km/h, et
prenons un rayon de braquage de 7.5 mètres. La force centrifuge aura
désormais pour valeur (60 x 60) / 7.5 = 480,00N. Ainsi, en élargissant
vos trajectoires, vous pourrez conserver une vitesse supérieure à
celle que vous auriez eu en restant complètement à l’intérieur du
virage, et gagner de précieuses secondes. En espérant que cette partie
quelque peu « abstraite » ne vous ai pas effrayé, passons maintenant à
la pratique.